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July 07 NouveautésBienvenue !!! English Version
Déjà 1485 passages sur ce blog depuis sa création. Merci à vous tous! (chiffre du 22.06.08)
Dernières mises à jour et nouveautés: - Livre des Enigmes 2 - Videos de Gymnastique
- Site de gymnastique
- Zoom à l'infini
Bientot
- Perles de forum, hotline et médecine
- Nouvelles enigmes May 15 Largeur des lignes de chemin de ferLa distance standard entre 2 rails de chemin de fer aux US est de 4 pieds et 8,5 pouces. C'est un chiffre plutôt bizarre. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ? Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car cela permettait également d'utiliser des locomotives anglaises. Pourquoi les anglais ont construits les leurs comme cela ? Pourquoi ont-ils utilisé cet écartement ? Parce que les personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils. Okay, pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ? Donc, pourquoi ces routes présentaient elles des ornières ainsi espacées ? Pourquoi les romains ont ils retenu cette dimension ? L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique parce que 2000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension de l'arrière train des chevaux de guerre. Il y a une extension intéressante de cette histoire concernant l'espacement des rails et l'arrière train des chevaux. La société THIOKOL fabrique les réservoirs additionnels de la navette spatiale dans son usine de l'UTAH. Les ingénieurs qui les ont conçus auraient bien aimé les faire un peu plus larges, mais ces réservoirs devaient être expédiés par train jusqu'au site de lancement. La ligne de chemin de fer entre l'usine et Cap Canaveral emprunte un tunnel sous les montagnes rocheuses. Les réservoirs additionnels devaient pouvoir passer sous ce tunnel. Le tunnel est légèrement plus large que la voie de chemin de fer, la voie de chemin de fer étant donc de son côté a peu près aussi large que les arrières train de deux chevaux. Conclusion : une bonne partie de notre civilisation repose sur la largeur du derrière des chevaux romains !
April 25 Bizarreries mathématiquesa = 0,9999999… 10a = 9,999999…. = 9+a 10a-a = 9 9a = 9 a = 1 0,9999999…. = 1 !!!!
1² = 1 11² = 121 111² = 12321 1111² = 1234321 … 111111111² = 12345678987654321
Comment passer d’un carré à un autre ??? 1 4 9 16 25 36 49 … +3 +5 +7 +9 +11 +13 On passe de n² à (n+1)² en rajoutant (2n+1) (voir dessin) exemple 144 est le carré de 12. 144 + (2*12+1) = 144 + 25 = 169 qui est le carré de 13.
Comment représenter la racine carrée d’un nombre avec une règle graduée et un compas ? Tracer un segment AB de la longueur dont on veut connaître la racine carrée. Prolonger sur la gauche de 1 (CA=1). Prendre le milieu de CB pour tracer le demi-cercle supérieur de diamètre CB. A partir du point A, monter perpendiculairement à CB jusqu’à atteindre l’arc de cercle en D. La longueur AD représente la racine carrée de AB.
Nombre insolite : 142 857 142 857 * 1 = 142 857 142 857 * 2 = 285 714 142 857 * 3 = 428 571 142 857 * 4 = 571 428 142 857 * 5 = 714 285 142 857 * 6 = 857 142 ... ce sont toujours les mêmes chiffres qui apparaissent, changeant tout simplement de place comme un ruban. et 142857 * 7 = 999 999 Or en additionnant 142 + 857, on obtient 999 14 + 28 + 57 ? 99 Le carré de 142 857 est 20 408 122 449. et 20 408 + 122 449 = 142 857! January 09 Tours de MagieTour de magie avec cartes: (Seront joints à ces tours des images explicatives prochainement) 1 Certaines cartes sont symétriques (les personnages, l'As de carreau…) mais d'autres non (l'As de cœur, le 7 de pique etc…). Prenez une bonne quantité de cartes qui ne sont pas symétriques. Disposez les dans votre main tous dans le même sens. Tendez votre jeu face caché, la personne prend une carte et pendant qu’elle la regarde, vous faites faire discrètement 180° à votre jeu. La personne remet la carte où elle veut dans votre tas, vous mélangez ou vous pouvez même faire brasser le jeu à la personne. Ensuite vous n’avez plus qu’à parcourir votre tas et trouver la carte qui n’est pas dans le même sens que les autres. 2 Cette fois-ci on a besoin d’un complice. On dispose neuf cartes face visible sur la table de manière à ce que ces neuf cartes forment un carrée de 3×3. Vous regardez ailleurs pendant qu’une personne désigne à votre complice la carte que vous devrez deviner. Votre complice a gardé dans sa main le reste du jeu de carte. Il va mettre son pouce sur le dessus du jeu pour vous montrer la carte à deviner. S’il met son pouce au milieu, c’est la carte du milieu, si le pouce est en haut à gauche, cela désignera la carte en haut à gauche des cartes disposées sur la table, etc. 3 A nouveau un tour de magie avec complice. L’astuce va être de placer les cartes sur une table comme sont disposé les « signes » sur une carte. Exemple avec le neuf ; les signes sont disposés en deux rangées de 4 plus un entre ces deux rangées. Le complice mettra son doigt sur des cartes de manières aléatoires en demandant si « c’est celle-là ? ». Lorsqu’il mettra son doigt sur la carte du neuf, il le mettra précisément sur le signe qui correspond à l’emplacement de la carte. Tant que le complice désignera une autre carte que le neuf, vous direz non, et lorsqu’il mettra son doigt sur le neuf, vous regarderez où la carte à deviner est. Tour de magie avec des allumettes Ce tour s’appelle les nombres « esquimaux ». L’histoire à raconter est que les esquimaux peuvent exprimer de différentes façons un chiffre de 0 à 10 avec 6 allumettes. Le complice demande un nombre entre 0 et 10 à une personne, dispose aléatoirement les allumettes (faire comme ci vous réfléchissiez) pour former une forme de votre choix. Lorsque vous arriverez sur la table et constaterez le dessin fait avec les allumettes, après une petite réflexion, vous direz très modestement, « c’est un huit…». Ici l’astuce est très simple, le complice laissera dépasser sur la table un nombre de doigt égal au chiffre à deviner. Plus vous ferez semblant de réfléchir et de compter en regardant la figure des allumettes, plus vous passerez inaperçu. Tour de magie de l'esprit Pensez à un chiffre entre 1 et 9. Multipliez le par 9. Ajoutez la dizaine plus l'unité. Retirez 5. Associez le chiffre à la lettre correspondante (1=A, 2=B ...). Trouvez un pays de l'Europe qui commence par cette lettre. Trouvez un fruit qui commence par la dernière lettre de ce pays. ... Non, non, il n'y a pas de kiwi qui pousse au Danemark... SkiAltitudeSi le skieur n'est pas éternel, que l'on se rassure, car en Europe, les neiges non plus. D'où l'habitude de raisonner en terme de "saison". Au Tibet, cet handicap n'existe pas, mais les remonte-pentes sont rares et ceci compense cela. La bonne altitude pour skier est facilement reconnaissable par la couleur du sol: vert, c'est pas bon, blanc, c'est bien. Contrairement à la plongée sous-marine, il n'est nullement recommandé de respecter des paliers de décompression quand on dévale la pente, même raide. En cas de bourdonnement d'oreilles, on peut soit avaler une cuillerée de miel, soit changer les piles de son balladeur. AssuranceSelon certains articles du Code civil, nous sommes malheureusement tous responsables des dommages que l'on provoque à autrui. Ces textes s'appliquent également à la pratique joyeuse du ski et, glisser sur la tête de son voisin, en dehors du plaisir que cela peut provoquer, nous oblige à envisager une réaction de la personne dite "tiers". Avec une bonne garantie responsabilité civile, tout le monde est content. L'autre cas de figure envisageable, nettement moins agréable, est son propre corps qui, projeté à 100km/h dans un précipice de 800m, risque de souffrir de sa témérité. Dans cette hypothèse, une garantie "individuelle accident" s'avère utile pour payer la reconstitution de son propre puzzle. AvalancheEn cas d'avalanche, il est conseillé de crawler dans le sens du courant, donc de la descente. Statistiquement, il existe très peu d'avalanches qui remontent vers le sommet et c'est tant mieux; on se fatigue moins en nageant en descente. Ces phénomènes typiquement montagnards sont aisément prévisibles; ils sont précédés d'un grondement sourd et suivis d'aboiements joyeux de chiens. Entre les deux, c'est l'avalanche! BâtonSauf perte, les bâtons sont toujours deux. Contrairement à ce que le néophyte imagine, ils sont très peu utilisés pour orienter la trajectoire mais principalement pour stabiliser sa position. Les techniciens les comparent à la perche du funambule, en moins encombrant. Les bâtons servent aussi à déchausser ses skis (en exerçant une pression sur le levier des fixations) ou à indiquer une direction ou un point de vue remarquable. Au restaurant, en empalant un morceau de pain à son extrémité, ou peut squatter la fondue de la table voisine en toute impunité. Certaines disciplines sportives sont privées de bâton. Conséquence: les voltigeurs se penchent en avant et observent leurs chaussures pour cacher leur honte. BobsleighDe l'anglais to bob (se balancer) et de sleigh (traîneau). Dans l'ordre: on pousse la machine sur une piste glacée, on tente de se jeter à l'intérieur. Quand l'engin prend de la vitesse, on va très vite en claquant des dents et quand on veut tourner, on parlemente pour que le passage arrière fasse le singe en se penchant dans le sens du virage. S'il refuse, l'équipage a perdu, l'engin se coince dans un talus et tout est à recommencer. BossesFranchir des bosses pour un débutant, c'est très facile, puis il se casse la gueule. Ce type de terrain accidenté permet des figures intéressantes telles que le double salto arrière avec réception sur la tête. C'est tellement drôle que le public a insisté pour que cela devienne une discipline olympique: le sportif traverse un véritable champ de bosses pendant que le jury, hilare, note le style et le temps. C'est la variante locale du rodéo, recommandée par l'Amicale des masseurs kinésithérapeutes. CaillouxLe petit caillou est l'œil du bonhomme de neige et il prend un x car ils sont deux. Le tas de petits cailloux est l'ennemi du skieur qui, brutalement freiné dans sa course peut s'écorcher le genou qui lui prend aussi un x quand ils sont deux; l'évocation de la légende selon laquelle le jeune Poucet en aurait semé sur son trajet lors d'une soirée ski de fond en compagnie de ses frères est de nature à traumatiser un lectorat non averti, et nous ne prendrons pas ce risque. Méfions-nous des cailloux. CarresC'est la partie métallique située sur les bords du ski, coté neige. Les carres sont garantes d'un bon freinage et il est conseillé de les affûter pour les rendre tranchantes. Ce sont elles qui limitent le dérapage et, avant leur invention, on ne pouvait jamais s'arrêter. Les plus anciens s'en souviennent et glissent encore à l'heure actuelle. Méchantes, les carres aiment à mordre les pistes les plus verglacées. CivièreParfois, dans les altitudes élevées, le soleil décline sur un spectacle d'une rare émotion, deux guides secouristes qui, tel un TGV à bonnets, transportent une civière. A part le sifflement moelleux de la neige, rien ne vient troubler le sommeil paisible du passager. La civière est sans conteste le moyen le plus agréable de ramener dans son lit un vacancier qui se serait endormi dans la file d'attente soporifique d'un tire-fesses grinçant. DescenteC'est le but avoué de toute montée. Selon monsieur Yin, plus on consacre de temps à la montée, plus longue sera la descente. Monsieur Yang, son fidèle complice se contentera d'acquiescer et de préciser qu'un intense plaisir attend celui qui aura bravé les files d'attente devant les télésièges, téléphérique, œufs et autres tire-fesses. La pratique du ski n'interdit nullement une certaine hauteur philosophique et la contemplation d'un univers blanc est propice aux grandes question existentialistes: Où est mon forfait? Y a-t-il une vie après la luge? Les moniteurs de ski ont-ils une âme? EtoileSi celle du Sud indique sa direction au voyageur égaré, en ski, l'étoile récompense les élèves qui ont remporté avec succès des petites épreuves techniques. Au nombre de trois, elles ne bénéficient d'aucune inscription au guide Michelin mais permettent d'épater à moindre frais ses proches parents. Les écoles de ski sont habilitées à décerner ces qualifications et ne s'en privent guère. FlambeauLe cadre montagnard se prête à merveille aux spectacles les plus kitsch. Ainsi, le serpent lumineux qui glisse, là-haut, sur le blanc manteau, non loin du sapin, roi des forets, provoque systématiquement un attroupement aux terrasses des hôtels. Les yeux brillants, les couples s'enlacent, s'embrassent et laissent s'échapper entre deux regards amoureux des "Ooooh" enjoués qui en disent long sur leur quête de romantisme absolu. A l'arrivée du cortège, la magie s'estompe et le flambeau se transforme en tas de skieurs fermement décidés à continuer à se torcher au bar, histoire de rester allumés. G (super)Discipline olympique, le super Géant s'adresse aux avides de sensations fortes. C'est un slalom qui privilégie les trajectoires rapides et précises. Succession de longues courbes que les professionnels abordent tout schuss à des vitesses terrifiantes. Les portes sont espacées et montées sur un support flexible qui autorise un vigoureux coup d'épaule au moment de leur franchissement. Cette violence peut engendrer un traumatisme chez les adorateurs de ski de fond à qui cette attitude irrespectueuse ne viendrait certainement pas à l'esprit. GadinSynonymes: gamelle, chute. Se prendre un gadin est à la portée de n'importe quel débutant. Quand un skieur expérimenté s'en prend un, les dégats sont généralement plus sensibles. Ses conséquences varient suivant quelques règles élémentaires simples: - le carré de sa tête contre un rocher est proportionnel au carré de sa vitesse au moment de l'impact; - moins on évite un sapin, plus le risque est grand de se le prendre dans la tronche - plus on fonce sans visibilité sur des bosses, plus on est surpris de ce qu'on trouve derrière. GodilleLa plus petite distance entre deux points elle la ligne droite. Selon les dénivellations du terrain, il faut se résoudre à choisir parfois une autre trajectoire. Les amateurs de vitesse expérimentés qui ne peuvent admettre un tel ralentissement adopte la technique de la godille. Genoux serrés, skis parallèles, ils enchaînent à toute allure de petits virages et se rient des bosses censées les retarder. Observer un professionnel de la godille à l'œuvre est aussi fatiguant que suivre un match professionnel de ping-pong. HôpitalLe principal inconvénient de toute surface glissante réside dans le manque d'adhérence qu'il impose au bipède en général. Si de telles chutes sont en général sans gravité, car la nature a crée la neige molle, il ne faut pas exclure la possibilité d'un transfert en hôpital. L'endroit est heureusement douillet et le personnel feindra d'écouter avec intérêt les dizaines de versions différentes de votre accident. Au gré du temps, votre glissage initiale sur l'escalier glacé de l'hôtel connaîtra de notables transformations jusqu'à aboutir à la seule de votre auto-satisfaction supportera: "Je descendais tout schuss un mur vertigineux. Ma vitesse était incommensurable, puis j'ai entendu un double bang. Le premier c'était le mur du son, le deuxième, c'était le chasse-neige derrière une bosse. Hors pisteRéservé aux skieurs de bon niveau, le hors piste, comme son nom l'indique, n'est pas balisé. Ici, la nature reprend le dessus avec les surprises brutales qui la caractérisent. Devant ses planches, peut surgir n'importe quoi: un loup, un autre skieur tout aussi surpris, un rocher, un arbre, un hydravion en panne, un trou, une crevasse et, d'une manière générale, presque tous les noms communs du dictionnaire. La bonne astuce consiste à les éviter tous. KamikazeLa terreur des pistes. Ils surgissent sur leur cible à la vitesse du faucon pèlerin, évitent avec brio les tirs de la DCA, et provoquent des dégâts parfois importants sur ceux qui ne leur cèdent pas le passage. Leurs réactions sont imprévisibles, mais on peut faire des paris (s'arrêtera, s'arrêtera pas?). Heureusement, les plus raisonnables des kamikazes vont risquer leur propre vie en hors piste au grand dam des chamois. LunettesLa réverbération sur la neige est telle que les yeux sont soumis à des agressions que l'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi. Il faut impérativement les protéger et le chapeau de paille n'est d'aucune utilité car le problème vient de l'extrême blancheur du sol. Les lunettes noires s'imposent d'elles-mêmes et, en cas d'oubli, vous pourrez en acheter une deuxième paire sur place. Les possesseurs de verres correcteurs se procureront de très laids bouts de plastique fumé à condition qu'ils en trouvent qui soient adaptables à leur monture. Les plus extrémistes opteront pour les grands écrans qui englobent la moitié du visage et permettent, moyennant l'achat d'un tuba, une réutilisation pour la pêche sous-marine. Moniteur (mono)Ce sont eux qui skient le mieux, donnent des cours à votre copine, puis l'emmènent danser. Ils sont grands, beaux, souriants et elle n'est pas près de revenir. Ceci explique peut être pourquoi la gent masculine les trouve "bêtes" et les compare facilement aux maîtres nageurs. MurDescente verticalement vertigineuse qu'affectionne le professionnel. Le taux d'adrénaline augmente et rend le skieur invincible. Selon la qualité de la neige, il descendra tout schuss, histoire de se dépêcher d'avoir moins peur, ou alors en godille, pour prouver qu'il sait signer son nom sur la neige. Pour vérifier sans fil à plomb si un mur est véritablement abrupt, il suffit, à partir du sommet de jeter un caillou. S'il tombe sans jamais toucher le bord, il faut se méfier… ŒufsA l'abri du vent, suspendu à un fil, vous survolez de blanches étendues. N'importe quel cuisinier vous confirmera que rien ne vaut un œuf pour monter en neige. Quel dommage que toutes les stations ne disposent pas d'un tel équipement car c'est un endroit privilégié pour caresser la main de sa compagne ou, si l'on voyage seul, se mettra le doigt dans le nez. Cette dernière opération, peu esthétique, relève néanmoins de l'exploit si l'on ne prend pas le soin d'ôter préalablement ses moufles. OuvreurSa fonction est simple: il ouvre les pistes, puis les referme. Responsable de votre sécurité, il vérifie personnellement chaque flocon et contrôle chaque bosse suspecte avant qu'on y lâche le flot de vacanciers. Skieur émérite, il ramène chaque soir les brebis égarées en glissant autour d'eux sur un pied, en jappant joyeusement et sans jamais demander le moindre morceau de sure. L'ouvreur est décidément le meilleur ami du skieur. PisteLes pistes sont classées en fonction des difficultés du terrain et donc de la technicité qu'elles nécessitent chez le skieur. Pour que l'information circule correctement chez l'analphabète des neiges ou l'étranger, les responsables ont opté pour un code couleurs d'une simplicité redoutable: Piste Verte: aucune difficulté particulière. Encombrée d'enfants. Promenade de santé des "chasse-neige". Piste Bleue: à peine plus technique. Les skis sont plus parallèles, les descentes plus aiguës, mais ça va. Piste Rouge: les peureux rechignent. La vitesse augmente, les virages se resserrent, surprises variables, on réfléchit… Piste Noire: tout devient possible. Apparition des murs, des passages étroits, des bosses, des ravins et de toutes ces choses qui nourrissent les cauchemars des débutants. Le but à atteindre… Pour faire son choix en toute connaissance de cause, il suffit de se procurer la carte du domaine skiable à l'Office du tourisme local. Surtout ne jamais faire confiance à ses amis plus expérimentés qui rient sous cape… PlâtreDans l'ordre: caillou, gadin, hôpital. Les sports de glisse ont beaucoup contribué à l'essor du plâtre en général. Chez le skieur, on peut tout plâtrer, avec une préférence marquée pour la jambe. Ceci fait, les vacances sont gâchées et ce ne sont certainement pas les hiéroglyphes que vos amis artistes-amateurs s'évertuent à y graver maladroitement qui pourraient vous faire changer d'avis. Quoique inesthétiques et inintéressants, ces messages d'amitiés sont une coutume à laquelle il convient céder sous peine de se faire traiter de rabat-joie. Quelques idées pour le prochain plâtre: - "Mon beau sapin, roi des forets" (+ date) - "En cas de démangeaison, grattez ici" (+ signature) - "Souvenir d'un tremplin plus large que long" (année + signature) PoudreuseLa neige fraîche par excellence. La plus recherchée par les skieurs et les surfeurs. Elle est légère et, quand on lui serre la main, elle glisse entre les doigts. Impossible d'en faire une boule de neige. Les débutants aiment y tomber car elle est accueillante pour l'ensemble des membres. Les connaisseurs la trouvent hors piste et se gardent bien de communiquer son emplacement. QueueLe monde est mal fait: plus il fait eau, plus la neige est bonne, plus tout le monde le remarque en même temps, plus la queue est longue et moins on skie. Que faire pour combler l'attente devant les télésièges et autre tire-fesses? Certaines valeurs sures méritent votre attention: - appuyer discrètement avec la pointe de votre bâton sur la fixation de votre copain (ça fait toujours rire) - piquer le bonnet du même copain et lorsqu'il arrive devant, le jeter loin derrière (là, franchement, il pleure de rire) - repérer un tout petit skieur malingre et lui taper sur la tête avec la poignée de son bâton (avec vous, on s'embête pas) - final éblouissant: se mettre à deux, chatouiller la victime pour qu'elle perdre l'équilibre et, une fois à terre, l'achever à la manière du picador andalou avec la pointe de son bâton (c'est un sport noble, il avait sa chance). RacletteLes restaurateurs montagnards sont assez fainéants et adorent que vous fassiez la cuisine à leur place. D'où les constantes que sont la pierrade, la fondue et autres raclettes. Heureusement, même l'amateur pour qui la recette de l'œuf à la coque demeure un mystère, peut réussir sa raclette. Il dispose sur sa petite pelle un morceau de fromage, de bacon et, d'une manière générale tout aliment qu'on lui propose. Puis il discute à bâtons rompus avec ses amis tout en jetant épisodiquement des regards inquiets sur le four. Après, il se tait et mange, car la raclette refroidit très vite. Les gros mangeurs se reconnaissent car ils travaillent simultanément avec huit pelles et pratiquent l'alternance. Evitez leur tablée! RandonnéeUn bon randonneur se reconnaît à son équipement. Pour lui, le hasard n'existe pas et son sac à dos est une caverne d'Ali Baba. Par conséquent, il lui faut des dizaines de poches, si possible étanches, dans lesquelles il fourre des tas d'objets de survie selon une liste établie longtemps à l'avance. Dans son HLM, il aura répété jusqu'à ce qu'ils deviennent une habitude: bouteille thermos, canif suisse, K-Way, gants de secours dans la poche ventrale inférieure. Couverture de laine, lasso, piolet, lampe de poche, chocolat dans la poche supérieure. Fruits secs, fusée de détresse, équipement radio, bouée dans les étuis latéraux. Sans oublier le chien d'avalanche gonflable et le bout de ficelle dans la poche centrale. Ça y est, son sac pèse quatre-vingts kilos, dépasse sa tête d'environ un mètre et il lui reste à régler son réveil à quatre heure du matin pour franchir, carte en mains, la dizaine de cols qui le sépare du refuge qu'il pourrait atteindre en téléphérique en moins d'une heure. SlalomAction de glisser entre les portes peu espacées. Avant de se lancer dans cette discipline sportive, on peut s'entraîner en groupe, la nuit, à pied, en faisant la tournée des bars et boites de nuit de la station. La trajectoire est identique et les chutes sont aussi nombreuses. TéléphériqueMoyen de transport collectif. Cinquante personnes ne l'effrayent pas et le téléphérique est communément appelé "la benne". On y entend parfois de la musique de supermarché, mais le paysage qu'il survole est assez joli pour que personne ne s'en offusque. Quelques grincements suffisent à déclencher une peur panique chez les plus pessimistes. TerrasseUne halte sur la terrasse d'un restaurant d'altitude représente le must du sport d'hiver. Grâce aux combinaisons rembourrées, tous les hommes ressemblent à des athlètes et les filles sont aussi belles qu'on aime à les imaginer. Cet univers surréaliste est propice à la drague et à la complicité amoureuse. Dans les stations les plus huppées, un jeu amusant consiste à essayer de reconnaître les célébrités sous leurs lunettes noires. Tire-fessesSystème mécanique de montée mais surtout sport individuel proche du rodéo mécanique. Il faut essayer d'y rester assis le plus longtemps possible et, sans expérience, c'est relativement ardu. La principale complication réside dans le fait qu'on circule au ras des pentes et que les skis ont tendance à se croiser en glissant. Les chutes provoquent l'hilarité générale et les plus maladroits se contentent d'essayer d'améliorer de quelques mètres leur record de distance sur tire-fesses avant de réintégrer la queue. Avec un peu de persévérance, les progrès sont phénoménaux. TremplinMême les professionnels avertis avouent une appréhension au moment de s'élancer sur le tremplin. D'autres, pour ne pas dire l'immense majorité, n'envisagent pas l'ombre d'une seconde de se retrouver sur un tel engin. Avantage: aucune queue ne vient ralentir l'instant de l'envol. Inconvénient: l'homme vole moins naturellement que n'importe quel moineau. TroquetQuand la météo le permet, le skieur aime s'y retrouver pour des compétitions entre amis. Certains, habitués des grandes descentes, y font des chronos époustouflants. Passée une certaine heure c'est le seul endroit du monde dans lequel on puisse entonner "Etouaaale des nêêêgeus" sans être trop ridicule. Plus tard, si l'on doit emprunter la piste pour rejoindre son hôtel, la prudence recommande d'utiliser une luge, pilotée par un ami à la sobriété exemplaire. VertigeOn discerne très facilement les premiers symptômes d'une personne sujette au vertige. Elle devient pale comme une piste noire et, quand on l'interroge, elle répond que tout va bien puis elle vomit. Plus elle est soumise au spectacle d'un gouffre, plus elle vomit. On la rencontre principalement dans les téléphériques et son voisinage est insupportable de mauvais goût. Vin chaudAvec le grog, le vin chaud est le cocktail-phare de la montagne. Un mauvais vin rouge porté à ébullition, du sucre, de la cannelle et un gobelet en plastique blanc ou transparent, selon les goûts, composent ce breuvage qui est censé donner du tonus à tout être gelé. Après quatre ou cinq verres, l'ambiance se dégèle effectivement et un sourire béat illumine le consommateur. Puis survient le hoquet et le dédoublement de la vue et de la personnalité. Lorsqu' apparaissent les langoustes rouges géantes, il convient d'aller se coucher… WalkmanLe baladeur a complètement réussi son intégration dans le milieu montagnard. Il n'est pas rare de demander l'heure à son voisin de téléphérique sans qu'il réponde autrement qu'en hochant la tête. Vérifiez si ses oreilles sont reliées à un câble. Si tel est le cas, il convient de lui marcher sur les pieds, ce qui a pour effet de le faire se décasquer. Réitérez votre demande. Les adeptes du walkman sont souvent les derniers informés en cas d'avalanche. XParfois, des pistes et des skieurs se croisent. Même si aucune règle écrite ne gère cette situation, il est communément admis que le skieur le plus haut cède la priorité à son collègue du bas. Malgré sa logique, ce principe est remis en cause par l'Amicale des kamikazes qui considère que les plus rapides sont automatiquement prioritaires. Il s'en suit toutes sortes de compromis et de variantes dont la plus efficace semble être "celui qui peut, y s'arrête, ou y évite". YétiRarement marié pour des raisons d'odeur, l'Abominable Homme des neiges hante les cimes à la recherche constante de nourriture. En parenté avec le monstre du Loch Ness, il partage avec lui son goût prononcé du camouflage. Poilu, d'une taille peu raisonnable, le Yéti utilise, paraît-il, sa force pour séduire les filles. On l'aperçoit fréquemment après une soirée grog ou vin chaud. ZipAvant l'invention du zip, les forfaits que l'on fixait à la fermeture éclair de sa doudoune avaient la facheuse tendance, sous l'action du vent, de gifler le visage du skieur. Avec son système élastique à boule, le zip permet au papier de se coller automatiquement contre le torse. Un mouvement des doigts et on le montre au guichet, on lâche et ziiip, il se remet en place. La technique de l'espace au service du vacancier…
"Le ski illustré de A à Z" aux Editions "La sirène" January 08 Bizarreries du CerveauMauidt creaveu hmauin! Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe qui ipmrote est que la pmeirère et la drenèire siot à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
Lisez cette phrase à voix haute, et pendant la lecture vous compterez les lettres F de ce texte en anglais:
FINISHED FILES ARE THE RE- SULT OF YEARS OF SCIENTIFIC STUDY COMBINED WITH THE EXPERIENCE OF YEARS Combien en comptez vous? 3? Peut etre plus? Il y en a 6. Relisez pour voir. Le cerveau a du mal à traiter le mot "OF", il le considère comme étant une lettre, et donc OF n'est pas la lettre F.
Ceci est une illusion d'optique…avec des chiffres! Cette énigme doit être résolue de tête sans papier ni crayon
Prenez 1000 et additionnez 40. Maintenant additionnez encore 1000. Maintenant additionnez 30. Encore 1000. Maintenant additionnez 20. Maintenant additionnez encore 1000. Maintenant additionnez 10.
Quel est le total? 5000? Si vous trouvez ce nombre vous avez fait une erreur. Réessayez... December 18 Six degrés de différenceLa toile d'araignée humaineLa légende a été confirmée: seulement six personnes nous séparent de n'importe quel être humain. Mais les êtres humains ne profitent pas beaucoup de cette "toile d'araignée mondiale"...La légende circulait depuis 1967; une expérience tout ce qu'il y a de scientifique, menée par un courrier électronique, a permis de la confirmer. Qui que vous soyez, où que vous viviez, il n'y a, en moyenne, que "six degrés de différence", autrement dit six individus seulement, entre vous-même et n'importe quel autre individu, qu'il vive à la Maison-Blanche, en Chine ou à Madagascar. Un réseau social très étendu, pourrait-on croire. Eh bien pas du tout, puisque l'expérience confirme du même coup ce qu'on a tous constaté dans la vie quotidienne: la grande majorité des gens profitent peu de cette "connection" avec le reste de l'humanité. Quelques-uns savent mieux tirer les ficelles que les autres... C'est à Stanley Milgram, de l'Université Harvard, qu'on doit l'élaboration de ce concept des six degrés de séparation, en 1967. Il avait choisi au hasard des habitants d'Omaha, Nebraska, et leur avait demandé d'expédier des colis à un habitant de Boston identifié par son seul nom et son métier (courtier); jamais son adresse. Les "expéditeurs" devaient envoyer le colis à une personne qu'ils connaissaient, et qui leur paraissait être la plus susceptible de faire progresser le colis vers Boston. Il avait fallu, chaque fois, entre six et sept étapes au colis pour atteindre sa destination. L'intérêt pour ce concept de réseau mondial est réapparu avec la croissance d'Internet: en 1998, Duncan Watts, de l'Université Columbia à New York et Steven Strogatz, de l'Université Cornell à Ithaca (New York) ont pondu un modèle susceptible de démontrer mathématiquement l'existence du concept. Quelque 61 000 personnes éparpillées dans 166 pays ont été contactées afin de reproduire l'expérience de Milgram, mais cette fois par courrier électronique. Les cibles étaient nombreuses et variées, d'un inspecteur des archives en Estonie jusqu'à un club sportif universitaire américain. En fait, sur 24 000 cibles, seulement 384 ont été atteintes, et c'est là, bien plus que dans la démonstration des six degrés de séparation, que les chercheurs trouvent leur intérêt, puisque cela illustre l'infinie variété dans la solidité de ces "connections". Il y a d'abord la motivation: ai-je intérêt à faire jouer mon réseau social pour que ce courriel se rende jusqu'à un inconnu? Mais il y a aussi la perception: beaucoup de gens ne se rendent pas compte du poids qu'ont leurs connaissances; ils sous-estiment leur propre importance dans la société; bref, ce qui est en cause, ce sont leurs "perceptions des structures sociales", écrivent les chercheurs dans la dernière édition de la revue Science. Autrement dit, c'est la psychologie qui prend le pas sur un modèle jusque-là bêtement mathématique. Cette recherche, commente pour Nature le sociologue Mark Gravovetter, de l'Université Stanford (Californie), démontre qu'il nous faut encore "beaucoup plus d'informations sur ce que les gens connaissent de leur réseau et sur la façon dont ils utilisent cette connaissance pendant leurs recherches" –et la façon dont ils utilisent cette connaissance vaut aussi bien pour cette recherche-courriel que pour une recherche d'emploi... ou une recherche de l'âme soeur. Lois de murphy détailléesSi vous dites le mot "sexe", tout le monde arrête de parlerTout à coup, tous les invités de cette fête vous écoutent. Comment ont-ils pu entendre ce mot au milieu de tout ce vacarme? C'est embarrassant. Cette loi de Murphy met en lumière une capacité remarquable du cortex auditif. Le cerveau semble ignorer le ronronnement, mais il cherche des mots-clefs de façon inconsciente avant de les rejeter. Les sons que le cerveau considère comme intéressants remontent jusqu'à la conscience. Comme on pouvait s'y attendre, le mot "sexe" est considéré comme intéressant. D'autres mots ou sons intéressants peuvent émerger du vacarme. Un téléphone portable qui a la même sonnerie que le votre vous fera dresser l'oreille. Si quelqu'un prononce votre prénom, vos oreilles siffleront – et on a pu constater que, si vous entendez votre nom, vous entendez également plusieurs des mots qui l'ont précédé, ce qui prouve que le cerveau conserve tous les sons qui lui arrivent pendant quelques secondes.
Une messe basse s'entend mieux qu'un cri Le cerveau surveille consciencieusement les bruits environnants. Des variations minimes de l'enveloppe du son sont considérées comme dignes d'attention, même si le volume sonore diminue. Si le couple à côté de vous baisse la vois pour murmurer, vous vous mettez en alerte et tendez l'oreille. Lorsque vous espionnez vos voisins, vous n'entendez pas tout ce qu'ils disent, seulement quelques mots épars. Votre cerveau ajoute ce qu'il pense qu'il manque. En général, vous vous débrouillez plutôt bien mais vous faites parfois des erreurs. Le cerveau a tendance à entendre ce qu'il lui plait à partir des fragments qu'il reçoit. Trois ivrognes titubaient dans la rue. "Tiens, mais c'est Pierre de l'autre coté de la rue" dit le premier. "Quoi, une pierre, où ça?", demanda le second. "Moi aussi, j'ai soif", dit le troisième, "Allons en reprendre une".
Dès que vous vous allongez au soleil sur l'herbe, tous les insectes du monde viennent ramper sur vous Enlevez ses vêtements et s'allonger sur l'herbe n'est pas aussi facile qu'il y parait. Il y a des tas de bestioles rampantes par terre. Il se pourrait qu'elles aient faim, et qu'elles vous trouvent à leur goût. Vous les sentez marcher sur votre peau. Vous regardez, elles ont disparu. Vous refermez les yeux, elles reviennent avec leur petite famille. Elles vont s'offrir un festin à vos dépens. Mais ce n'est que votre imagination. Ouvrez les yeux, et elles ont à nouveau disparu. Pourquoi imaginez-vous que de petites créatures vous rampent dessus? Les capteurs de votre peau envoient beaucoup de bruit de fon à votre cerveau – clics anodins et cliquetis bénins. En temps normal, vous ignorez ces messages : ils font partie des milliards d'informations rejetées par votre cerveau. Mais, parfois, vous en devenez exagérément conscient(e). Si vous avez peur que les coccinelles, les guêpes, les fourmis ou les mille-pattes affamés vous trouvent appétissant(d) alors que vous êtes allongé(e) sur l'herbe, vous écoutez ce fourmillement d'informations, et y voyez à coup sûr une menace pour votre survie.
Chaque solution mène à un problème plus compliqué Alors que vous concentriez votre attention sur l'installation de ce nouveau logiciel, il y a beaucoup de choses auxquelles vous n'avez pas fait attention. La tache qui vous occupe n'est pas seulement vitale, comme vous l'avez expliqué à tout le monde dans la maison, elle se tien également entre vous et la vaisselle, par exemple. Non pas que la vaisselle soit un problème, tu comprends chéri(e), mais c'est que, en chemin, vous tomberez sur le tournevis qu'il faut ranger dans sa boite, boite qui se trouve à coté du vase qui a besoin d'un point de colle, dont il faut acheter un nouveau tube à la droguerie et, tant qu'à prendre la voiture, il faudrait lui faire passer le contrôle technique, qui expire demain...sans parler de la déclaration d'impôts, à laquelle il va bien falloir penser, ce dont vous vous seriez bien passé(e) aujourd'hui. Tout bien réfléchi, mieux vaut se concentrer sur l'ordinateur pour l'instant. Chaque chose en son temps.
Dans tous les buffets, il y a toujours une assiette de trop Voici un parcours du combattant pour les mécanismes d'attention. Un buffet permet de jouer à quitte ou double sur un tapis onéreux. La probabilité que Murphy joue l'invité-surprise augmente avec chaque nouvelle assiette, fourchette, serviette et verre que vos doigts doivent manier pendant que vous essayer d'impressionner votre nouveau chef de service. Vous jonglez avec vos limites. Selon les psychologues, ce que vous faites en ce moment dépend de trois choses : la difficulté, l'entraînement et la similarité. Vous avez besoin d'une bonne partie de votre attention pour faire des mots d'esprit, car c'est difficile. La manipulation et l'équilibrage de votre assiette ne devraient pas vous demander trop d'attention, car vous vous êtes entraîné(e) hier après-midi à tenir une assiette, un verre et une serviette horizontalement de la même main. Mais ces tâches sont malheureusement trop similaires et, lorsque la sauce du poulet commence à couler sur votre menton lorsque vous mordez dedans, alors que la fourchette coincée entre vos doigts vous empêche d'attraper une serviette, vous avez atteint vos limites. Et c'est la que Murphy fait sonner le téléphone qui se trouve dans votre poche. Le petit surplus d'attention qu'il vous faut pour décider d'y répondre ou pas, finir de raconter votre blague ou simplement rester comme ça, avec de la sauce qui goutte de votre menton vous fait basculer. Quelque chose va céder. C'est votre assiette, qui quitte sa posture horizontale, et laisse échapper une mini-pizza. Lorsque vous essayez de la rattraper au vol, votre fourchette perce votre gobelet en plastique qui répand son contenu, pendant que tout le reste tombe par terre, à part la sauce du poulet qui coule maintenant le long du revers de votre veste. La bonne nouvelle c'est que, maintenant que vous êtes plus disponible, vous êtes dans de bien meilleures conditions pour terminer l'histoire drôle que vous racontiez à votre chef de service.
Quand vous avez les mains prises, votre nez commence à gratter Vous ne pouvez vous concentrer que sur une certaine quantité de choses à la fois. Mais vous recevez d'autres message de façon inconsciente. Ensuite, une fois votre tâche accomplie, votre esprit peut s'occuper d'autre chose. Votre nez vous démange depuis plusieurs minutes, mais ce n'est que maintenant que vous en devenez conscient(e). L'image d'Epinal du professeur qui se gratte la tête en réfléchissant provient de ce transfert d'attention. Lorsqu'il se concentre sur une tâche, il ne pense qu'à cela. Dès qu'il prend un peu de recul, d'autres choses peuvent faire leur apparition, comme une irritation du cuir chevelu.
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